
De son vrai nom Malick Sidney Tongagnessi, La-Grinta est un artiste polyvalent né le 24 avril 2000 à Bangui, en République Centrafricaine. À seulement 25 ans, ce rappeur, chanteur, compositeur, et mannequin d’origine centrafricaine incarne la voix et l’esprit d’une génération en quête de résilience et d’expression.
Des Racines Profondes, Une Âme Vagabonde
Bien qu'il ait quitté le quartier de son enfance, celui-ci continue de le définir. Aujourd’hui installé à Gatineau, au Québec (Canada), Malick Sidney n’oublie jamais ses racines au PK-12 de Bangui, en passant par Sarh, la ville verte du Tchad, jusqu’au ghetto africain mondial. Il porte son histoire avec fierté, entre l’héritage de son continent et ses aspirations internationales.
Un Artiste Polyvalent au Cœur de Diversités Musicales
Naviguant entre de multiples genres tels que le hip-hop, la K-pop, le rap, le drill, le R&B, la musique urbaine, l’afrobeat, le trap et l’afro-américain, La-Grinta est un véritable touche-à-tout. Ayant voyagé à travers le Tchad et d’autres contrées, son parcours atypique enrichit son art d’une profondeur unique. Récemment, il a dévoilé en ligne deux premiers titres percutants : "Montana" et "Deter1", prémices d’un EP et d’un album intitulé Nouvelle ère.
Un Parcours Marqué par la Résilience
« Les premières années de ma vie ont été rythmées par la guerre civile en Centrafrique au début des années 2000 », raconte-t-il. Malgré l’insouciance de l’enfance, marquée par des jeux de foot et un amour pour l’école, le conflit a bouleversé sa vie. À seulement 12 ans, il fuit Bangui pour trouver refuge au Tchad, dans un contexte de violences religieuses.
Dernier d’une fratrie de trois garçons, Malick grandit dans l’adversité, rencontrant de nombreux obstacles. Au Tchad, il valide son Bac A4 en littérature française et philosophie au Collège-Lycée Excellence, malgré des retards et absences fréquents. Entre temps, il fait face à des épreuves comme une incarcération à Koumra et une garde à vue prolongée.
Cependant, sa passion pour la musique ne faiblit pas. Inspiré par des artistes comme Travis Scott, Eminem, Akon, Snoop Dogg et surtout Wiz Khalifa, il trouve un refuge dans le rap. À 14-15 ans, il cofonde le crew Rich BLACK Musique à Sarh, mais se heurte rapidement au manque de moyens financiers.
Un Nouveau Départ au Québec
Après le baccalauréat, Malick s’envole pour le Québec afin de poursuivre des études en soins infirmiers, tout en planifiant sa carrière musicale. « Je voulais un plan B si je ne réussissais pas, mais ma détermination à percer dans la musique reste inébranlable », affirme-t-il.
Son pseudonyme, La-Grinta, reflète son état d’esprit combatif et sa détermination sans faille. « Je suis quelqu’un de vindicatif, prêt à tout pour atteindre mes objectifs. » Pour le moment, il rappe en français pour capter un public plus large, tout en apprenant intensivement l’anglais pour donner une touche internationale à sa musique.
L’Avenir de La-Grinta
Avec des rêves d’internationalisation, Malick aspire à intégrer le sango, sa langue nationale, dans ses couplets, comme un hommage à ses origines. Il cite en exemple Maître Gims, qui mélange le français et le lingala dans ses chansons. « Je veux que ma musique porte ma véritable identité. »
La-Grinta, une étoile montante qui transforme les épreuves en art et les rêves en réalité, promet de marquer durablement la scène musicale mondiale